La Fraternité en Islam

15022011

La fraternité en Islam

Par Sudy Ndikumana

La fraternité figure parmi les plus grandes valeurs de la communauté musulmane. Ce principe découle du verset : « Les croyants ne sont que des frères… » (Sourate : « les appartements », verset 10). Comme ce principe fut ancré dans la communauté des premiers fidèles au premier siècle de l’hégire, il doit être un lien fort entre tous les Musulmans d’aujourd’hui.

Nous devons nous inspirer de cette perspective historique, qui nous permet de mieux définir nos relations entre fidèles et concitoyens dans une société épuisée par le matérialisme et anéantie par l’individualisme. Ainsi, on fera renaitre l’âme d’une nouvelle vie basée sur la foi fraternelle en répondant à l’appel du Dieu Un et Créateur. Un appel qui prend en compte l’unicité divine fondement de l’unité humaine.

Par la fraternité musulmane, on n’assure pas seulement son identité propre, mais l’ouverture aux autres également. C’est cet exemple de l’islam originel que nous devons suivre, cet effort que nous devons prolonger alors que les conditions de notre vie nouvelle sont différentes d’autrefois. Lors de l’immigration des opprimés musulmans mecquois à Médine, la première chose instituée par le prophète (S) fut la fraternisation entre les immigrants et les auxiliaires / Ançâr. Ils les ont accueillis en partageant tout avec eux ; maisons, argent et terrains. Car, ils ont compris que rien ne peut fonctionner sans une véritable fraternité dynamique de la société. Une vision imposée par le Coran à ses fidèles dès les premiers jours de la révélation :

« Je jure par les temps qui courent. Les Gens sont en péril, sauf les croyants, qui accomplissent de bonnes œuvres, qui se soutiennent dans la vérité, et dans la patience. » (Sourate : « le temps »)

  La vraie fraternité doit être une pratique réelle, dans la vie des Musulmans. Elle pourrait être, si elle est bien respectée, une réponse à certains problèmes actuels dus au matérialisme, à l’individualisme et par conséquent à l’égoïsme. Une fraternité qui rappelle aux gens la dimension divine de leur vie ; transcendance et communauté.

Par la transcendance on affirme l’existence d’un Dieu unique qui a créé les hommes et leur a déterminé les valeurs absolues de leur existence qui découlent de la Révélation. Par la communauté, on montre aux gens l’origine unique de l’humanité : « Ô gens ! Craignez votre Seigneur, qui vous a créé d’un seul être… » (Sourate : « les femmes », verset 1) et qu’ils sont sur cette terre pour échanger et s’entraider : « Nous avons fait de vous des peuples … en vue d’échanger…le meilleur parmi vous est le plus pieux… » (Sourate : « les appartements », verset 13).

La fraternité est la concrétisation de l’enseignement islamique qui fait de l’Homme un « Calife sur terre » (sourate : « la vache », verset 30). Elle est l’affirmation du sens du Tawhîd/Unicité. A travers la fraternité, on comprend que l’humanité est une, contrairement à l’idée reçue que les gens constituent des nations supérieures les unes par rapport aux autres. Et que la meilleure façon de réaliser cette unité humaine c’est de la concevoir en communauté de fraternité ouverte aux autres. Le Prophète (PBSL) de l’Islam dit : « les gens sont les enfants d’Adam et Adam est créé de la terre… » (Rapporté par Thirmidi). La fraternité refuse l’idée que les hommes soient divisés entre possédants et possédés. Que l’individu soit le centre et la mesure de toute chose et que Dieu n’existe pas. C’est seulement dans la fraternité que l’on se sent soutenu, solidaire, et frère des autres. Elle est une marque de dépendance humaine vis-à-vis du créateur, mais de liberté réelle entre les hommes.

Tout homme est initialement social. Rien ne diminue les différences artificielles comme la fraternité effective dans la vie de tous les jours. Elle combat l’idée qui ne prend en compte en l’homme que l’aspect matériel, et qui prétend que la relation entre les hommes est similaire au rapport entre les objets. Cette morale islamique fraternisante nous dit qu’il n’y a pas un « homo œconomicus »  gouverné par son seul intérêt, et réduit à la seule dimension de production et consommation. Elle protège les gens contre le positivisme matérialiste qui oppose la science, le progrès et la technique moderne à la morale humaine

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Ce principe social important s’est concrétisé un jour dans l’histoire de l’Oumma quand les premiers Musulmans ont accomplit ce qu’aucune autre communauté sur terre n’a réussi à accomplir jusqu’alors. Pensons à ces Médinois qui dans leur fraternisation allaient jusqu’à céder leurs propres biens aux nouveaux immigrants venant de la Mecque. Plus beau encore, quand un Médinois qui se nomme Sa‘d Ibn Al-Rabî‘ a partagé sa maison et son argent avec un immigrant qui s’appelle Abd Al-Rahman Ibn ‘Awf, il lui a même proposé de divorcer de sa femme pour qu’il puisse l’épouser…. (Sahih Boukhari 2444) Et enfin, viendra le Ramadan, mois du jeune volontaire, durant lequel les musulmans dans le monde entier montrent leur solidarité avec tous les déshérités de la planète en exerçant cette privation et marquent ainsi ce triomphe sur l’égo. Ressentir ce que des millions de gens vivent quotidiennement ; faim, malnutrition, soif est un exercice relevant d’une noblesse infinie. Rompre avec les habitudes qu’on a cumulées à travers le temps pour essayer de s’élever sur l’échelle des valeurs humaines est la finalité du jeûne durant tout un mois. De la sorte on humanise nos besoins, nos désirs et nos aspirations.

Le Coran dit : « Ouvrez, car Dieu verra vos œuvres, le prophète et les croyants… » (Sourate : « le repentir », verset 105).

Le prophète (S) dit : « Par Dieu il n’est pas croyant celui qui dormira rassasié et son voisin affamé… » (Rapporté par Anas Ibn Malik).

Dans la visée globale de la fraternité, les Musulmans considèrent que le temporel et le spirituel sont inséparables et ils sont traités en fonction de la fin ultime qui est Dieu gloire à lui !

Pour Clore cette rubrique, Le Forum-CPPI vous exhorte entant que Frères et Soeurs emusulmans de mieux conditioner nos actes et réviser ces dernières afin de concrétiser une fraternité durable dans nos sociètés respèctives.

Seul Allah est le Grand Savant.

Soyez bénis!!!




25112010

La philosophie du mariage en Islam

mercredi 5 février 2003

Question

J’ai remarqué que les jeunes gens ont tendance à s’abstenir du mariage. Ce phénomène est dû à plusieurs facteurs : soit on les intimide en insistant sur les responsabilités maritales, soit on jette le doute sur l’institution du mariage, soit… Y-a-t-il un moyen de réfuter ces allégations ?

Réponse de Sheikh Yûsuf Al-Qaradâwî

L’Islam agit en tant que pilier de la structure sociale d’une nation. En cela il cherche à fortifier l’individu vertueux, ainsi qu’à construire un foyer sain, facteur principal et essentiel au fondement d’une bonne société. Le mariage — unissant un homme et une femme par les liens sacrés — n’a jamais été remis en question dans la mesure où il est le point de départ de la famille. Il n’est pas envisageable qu’une famille convenable puisse jamais exister en dehors du mariage, tel qu’Allah, Exalté soit-Il, nous l’a ordonné.

Les idées perverties qui s’opposent à l’institution du mariage sont décrites ci-dessous.

À travers l’histoire, l’humanité a vu naître un certain nombre d’idées et de tendances en opposition avec l’idée du mariage. C’est en Perse (Iran actuel), avant la naissance de l’Islam, que la philosophie de Mani est apparue. Elle soutenait que le monde était envahi par le mal et qu’afin de l’anéantir au plus vite, il fallait, entre autres, interdire le mariage.

Sous la bannière du Christianisme s’est développé un monachisme extrême dénonçant la vie, invitant à la réclusion dans les monastères et interdisant le mariage, sous prétexte que les femmes étaient la tentation et le diable incarné. Le simple fait de s’en approcher constituait un péché et donc corrompait l’âme et excluait le pécheur du Paradis.

Dans les temps modernes, de pessimistes occidentaux ont complètement condamné la femme, la comparant à un serpent au doux toucher mais au venin mortel. Ils ajoutent que le mariage est l’occasion rêvée pour la femme de manipuler l’homme en le faisant crouler sous les responsabilités. Pourquoi l’homme de son plein gré chercherait-il donc à s’enchaîner alors qu’il est né libre ?

Malheureusement, certains jeunes d’aujourd’hui ont été dupés par ces idées perverties et ont par conséquent décidé de se tenir à l’écart du mariage, source de responsabilités, d’obligations et de restrictions sans fin. Ils souhaitent vivre leurs vies entières comme s’ils étaient des enfants sans responsabilités à endosser. S’ils se laissent aller à leur désir ou à l’appel de leurs instincts, ils se laisseront davantage satisfaire par l’adultère illicite que par le mariage licite.

Les objectifs du mariage dans l’Islam sont décrits ci-dessous.

  1. D’après les lois et les normes divines, nul ne peut accomplir, seul, aucun de ses devoirs. Allah a fait en sorte que toute chose ait besoin de son complémentaire. Dans le domaine de l’électricité, les pôles positif et négatif doivent être mis en relation pour produire un courant électrique, puis ensuite générer la lumière, la chaleur, le mouvement, etc. De la même manière, les électrons et les protons doivent être en contact à l’intérieur de l’atome. Quant aux plantes, les graines de pollen porteuses des gamètes mâles fertilisent le pistil de la fleur pour créer davantage de plantes, de fruits et de graines. Les animaux mâles et femelles doivent également être en contact pour se reproduire. Le Noble Coran souligne cette loi universelle dans les deux versets suivants : « Et de toute chose Nous avons créé deux éléments de couple. Peut-être vous rappellerez-vous ? »  [1] ; « Louange à Celui qui a créé d’eux-mêmes tous les couples de ce que la terre fait pousser, et de ce qu’ils ne savent pas. » [2]

    D’après cette loi, Allah — Exalté soit-Il — a uni l’homme et la femme dans une sublime tradition propre aux êtres humains, à savoir le mariage.

    Allah — Exalté soit-Il — a placé en l’homme son besoin de la femme et en la femme son besoin de l’homme. L’un et l’autre sont guidés par un besoin bien plus exigent que la faim ou la soif. L’un et l’autre ressentent un vide dans leur vie que seule leur union selon les lois divines (le mariage) peut combler. La confusion laisse alors place à la stabilité et l’anxiété à l’assurance. L’homme et la femme trouvent, l’un dans l’autre, la sérénité, l’amour et la bonté qui illuminent leur vie et enrichissent leur âme. Allah met en évidence dans le verset suivant l’un des signes manifestes de notre univers :

    « Et parmi Ses Signes Il a créé de vous, pour vous, des épouses pour que vous viviez en tranquillité avec elles et Il a mis entre vous de l’amour et de la miséricorde. Il y a en cela des preuves pour des gens qui réfléchissent. » [3]

  2. La reproduction est le résultat naturel du mariage. Grâce à sa pieuse progéniture, l’homme perpétue l’existence de l’espèce humaine. Il s’agit d’une des faveurs d’Allah envers l’homme : « Allah vous a fait à partir de vous-mêmes des conjoints et de vos conjoints, Il vous a donné des enfants et des petits-enfants. Et Il vous a attribué de bonnes choses. Croient-ils donc au faux et nient-ils le bienfait d’Allah ? » [4]

    C’est également pour cette raison que le Prophète Zacharie(a.s)supplia Allah en ces termes : « Et Zacharie, quand il implora son Seigneur : “Ne me laisse pas seul, Seigneur, alors que Tu es le meilleur des héritiers”. » [5] et « Je crains le comportement de mes héritiers après moi. Et ma propre femme est stérile. Accorde-moi de Ta part un descendant qui hérite de moi et qui hérite de la famille de Jacob. Et fais qu’il Te soit agréable, ô mon Seigneur. » [6]

    De la même manière, Abraham, le père de Prophètes — paix sur lui — pria Allah : « Seigneur, fais-moi don d’une progéniture d’entre les vertueux. Nous lui fîmes donc la bonne annonce d’un garçon longanime. » [7] et « Louange à Allah Qui, en dépit de ma vieillesse, m’a donné Ismaël et Isaac. Certes mon Seigneur entend bien les prières. » [8]

    Le Noble Coran décrit les Serviteurs d’Allah en ces termes : « Et qui disent : « Seigneur, donne-nous, en nos conjoints et nos descendants, la joie des yeux et fais de nous un guide pour les pieux ». » [9]

    Grâce à la procréation, la nation grandit et se multiplie. Elle utilise son potentiel et est apte à combattre ses ennemis. Rares sont ceux qui saisissent le poids du nombre dans la balance du pouvoir mondial. Allah cite les paroles du Prophète Shu`ayb — paix sur lui — à son peuple : « Rappelez-vous quand vous étiez peu nombreux et qu’Il vous a multiplié en grand nombre. » [10]

    Le Prophète Muhammad (S)a dit : « Mariez-vous et procréez afin que que je puisse être fier de votre grand nombre devant les autres nations le Jour du Jugement et ne tombez pas dans la monachisme des chrétiens. » [11]

    La procréation permet de préserver et de perpétuer l’espèce humaine jusqu’à l’extinction de toute vie sur terre. Allah — Exalté soit-Il — dit : « Ô gens ! Nous vous avons créés d’un mâle et d’une femelle, et Nous avons fait de vous des nations et des tribus pour que vous vous entreconnaissiez. » [12]

  3. Le mariage complète la foi, épargne de la séduction, aide à préserver sa chasteté et offre un moyen de satisfaire son désir sexuel. L’adultère n’est donc plus une option. C’est pourquoi le Prophète Mohammad (S) parla du mariage en ces termes : « Il permet de rabattre le regard et de préserver sa chasteté. » Il ajouta : « Quiconque se voit octroyer de la part de Dieu une femme vertueuse doit savoir que Dieu l’a aidé à accomplir la moitié de sa religion. Qu’il craigne alors Dieu pour l’accomplissement de la moitié restante. » [13]
  4. Le mariage aide non seulement le Musulman à préserver sa foi, mais c’est également un pilier indispensable au bonheur terrestre auquel l’Islam invite les Musulmans. Heureux, rien ne les égare sur le chemin vers leur but ultime : l’élévation de leurs âmes et l’accès à une spiritualité plus profonde. L’Imâm Muslim rapporte que le Prophète (S)dit : « La vie d’ici-bas est un bienfait. Et le meilleur de ses bienfaits est la femme vertueuse. » On attribue également au Prophète(S) ces paroles : « Quatre choses apportent la joie : une épouse vertueuse, une maison spacieuse, un voisin pieux et une monture confortable. » [14]
  5. Le mariage est l’unique moyen de fonder une famille, noyau de la société. Une société humaine respectable ne peut exister en dehors de ces bases familiales. Les liens maternels, paternels et fraternels contribuent à nourrir de chaleureux sentiments d’amour, d’altruisme, de miséricorde, d’attention et de coopération chez le Musulman.
  6. Les relations sociales sont renforcées grâce au mariage. Avec l’extension de la famille, les sentiments d’amitié, d’amour et de proximité sociale s’étendent aussi aux nouveaux membres de la famille. Allah a fait en sorte que le lien par alliance soit tout aussi fort que les liens du sang. Allah — Exalté soit-Il — dit : « Et c’est Lui qui, de l’eau, a créé une espèce humaine qu’Il unit par les liens de parenté et d’alliance. Et ton Seigneur demeure Omnipotent. » [15]
  7. Le mariage permet au caractère de l’homme de mûrir, notamment grâce aux responsabilités qu’il doit assumer en tant qu’époux et père. De même, le caractère de la femme mûrit de par ses responsabilités en tant qu’épouse et mère. Comme nous l’avons vu précédemment, de nombreux hommes ne se marient pas, simplement parce qu’ils souhaitent continuer à mener une vie insouciante de grands enfants sans attache et sans tracas. Ces gens-là n’ont rien compris à la vie et ne sont bons à rien. Le mariage est un puissant engagement et une responsabilité partagée entre un homme et une femme dès le premier jour de leur union. Allah — Exalté soit-Il — dit : « Et elles (les femmes) ont des droits équivalents à leurs obligations conformément à la bienséance. Mais les hommes ont cependant une prédominance sur elles. Et Allah est Puissant et Sage. » [16]

    « Les hommes assument les femmes, en raison des faveurs qu’Allah accorde à ceux-là sur celles-ci, et aussi à cause des dépenses qu’ils font de leurs biens. Les femmes vertueuses sont obéissantes, et préservent ce qui doit être préservé, pendant l’absence de leur époux avec la Protection d’Allah. » [17]

    Le Prophète (S) dit : « Chacun d’entre vous est gardien et responsable de ceux qu’il a à sa charge ; l’homme, chez lui, est gardien et responsable de son foyer ; la femme est gardienne et responsable de la propriété de son époux. » [18] Le Prophète(S) a dit également : « L’homme qui ruinerait ceux qu’il a à sa charge commettrait un péché immense. » [19] Le Prophète (S) ajouta : « Allah interrogera tout gardien à propos de la charge qui lui a été confiée, qu’il l’aie préservée ou ruinée. » [20] Il dit également : « L’épouse a des droits qui lui reviennent. » [21]

  8. En se mariant, l’homme peut mieux se concentrer sur son travail, car il est rassuré de savoir que chez lui, son épouse dispose de ses affaires, préserve son argent et prend soin de ses enfants. Il travaille mieux, à la différence de celui qui est partagé entre son travail et son foyer, son emploi et les tracas matériels (les repas, le linge, etc…). Selon le poète :

    Sans épouse sous son toit, la maison de l’homme ne connaîtra point de prospérité.

P.-S.

Traduit de l’anglais du site Islamonline.net.

Notes

[1] Sourate 51 intitulée les Éparpilleurs, Adh-Dhâriyât, verset 49.

[2] Sourate 36 intitulée Yâ-Sîn, verset 36.

[3] Sourate 30 intitulée les Byzantins, Ar-Rûm, verset 21.

[4] Sourate 16 intitulée les Abeilles, An-Nahl, verset 72.

[5] Sourate 21 intitulée les Prophètes, Al-Ambiyâ’, verset 89.

[6] Sourate 19, intitulée Marie, Maryam, versets 5 et 6.

[7] Sourate 37 intitulée les Rangées, As-Sâffât, versets 100 et 101.

[8] Sourate 14 intitulée Abraham, Ibrâhîm, verset 39.

[9] Sourate 25 intitulée le Discernement, Al-Furqân, verset 74.

[10] Sourate 7 intitulée les Limbes, Al-A`râf, verset 86.

[11] Hadith rapporté par Al-Bayhaqî selon Abû Umâmah et mentionné dans Al-Jâmi` As-Sahîh, n° 2941.

[12] Sourate 49 intitulée les Appartements, Al-Hujurât, verset 13.

[13] Hadith rapporté par At-Tabarâni et Al-Hâkim ; Al-Mundhir affirme dans At-Targhîb qu’il s’agit d’un hadith authentique avec une bonne chaîne de transmission.

[14] Hadith rapporté par Al-Hâkim, Abû Nu`aym et Al-Bayhaqî.

[15] Sourate 25 intitulée le Discernement, Al-Furqân, verset 54.

[16] Sourate 2 intitulée la Vache, Al-Baqarah, verset 228.

[17] Sourate 4 intitulée les Femmes, An-Nisâ’, verset 34.

[18] Hadith consensuel.

[19] Hadith rapporté par Ahmad, Abû Dâwûd, Al-Hâkim et Al-Bayhaqî selon Ibn `Umar.

[20] Hadith rapporté par An-Nasâ’î et Ibn Hibbân selon Anas.

[21] Hadith consensuel rapporté selon Ibn `Umar




La Fidelité

28102010

Assalam Alaykoum,Chers Frères et Soeurs,

Au Nom d’Allah le Tout Miséricordieux le Très Miséricordieux, et que le salut et la paix d’Allah soient sur le plus noble des messagers,
notre prophète Mohammad ainsi qu’avec sa famille.

La vertu dont nous parlerons aujourd’hui est la fidélité mais essayons
d’abord de répondre à cette question que je pose à chacun d’entre vous : Etes-vous fidèles ? Bien sûr, me direz-vous, nous sommes fidèles !
Mais avant de me répondre avec cette assurance, laissez-moi vous poser la question avec plus de détails. Avez-vous tenu les promesses que vous avez faites à Allah ?
Avez-vous respecté les promesses que vous avez faites au prophète ?
Etes-vous fidèles dans vos relations avec les autres ? Avez-vous été
fidèle envers ceux qui ont été bons pour vous ?

Ce sont là de nombreux côtés de fidélité que nous expliquerons tout au long de notre article.Le prophète (S) a bien précisé : “ Il n’est pas croyant celui qui ne tient pas ses promesses ”.

En disant cela le prophète ne nie pas le fait que tu sois musulman.
Mais si tu ne respectes pas tes engagements, tu n’es pas un bon
croyant, c’est-à-dire que ta croyance est incomplète.
Parce que si tu ne tiens pas tes promesses, si tu trahis, si tu
trompes les autres comment peux-tu être fidèle envers ta religion?

Nous remarquons que toutes les fois que nous abordons une vertu, nous
parlons toujours de notre relation avec Allah en premier, puis de
notre relation avec le prophète, ensuite nous évoquons nos autres
relations. Si nous commettons l’erreur de parfaire notre caractère au
dépend de nos adorations ou bien de nous occuper seulement de nos
cultes, notre personnalité souffrira de graves défauts. Ceci parce que
l’Islam est une religion qui régie tous les côtés de notre vie et
surtout parce que les vertus ne se dissocient pas de la religion.
Quand nous parlons de la bienveillance, nous disons qu’il faut adorer
Allah le mieux que nous pouvons, de suivre notre prophète (que le
salut et la paix soient sur lui) dans sa Sunna selon nos moyens, et de
traiter les gens avec indulgence et bonté.

Ceci est encore valable pour la fidélité. Nous définirons donc toutes
les formes de la fidélité et nous commencerons comme d’habitude par :
1) La fidélité envers Allah :

Mais, allez-vous me dire, nous n’avons fait aucune promesse à Allah,
en quoi devrons-nous être fidèles et reconnaissants ? Si vous voyez
quelqu’un renier les bienfaits de ses parents et les maltraiter,
qu’allez-vous penser de lui ? Vous direz naturellement que c’est un
ingrat. Figurez-vous que nous faisons la même chose envers Allah qui
nous a créés et nous a dotés de tout ce dont nous avons besoin !

Allah nous a comblés de bienfaits et au lieu de Le remercier en
exécutant Ses ordres et en étant de bons serviteurs, nous nous
comportons avec ingratitude, les uns refusent d’effectuer leur prière,
les unes hésitent quinze ans avant de porter le voile. Où est donc
cette fidélité dont nous nous vantons haut et fort ? !

O enfants d’Israël, rappelez-vous Mon bienfait dont Je vous ai
comblés. Si vous tenez vos engagements vis-à-vis de Moi, Je tiendrai
les miens. Et c’est Moi que vous devez redouter.”[Al-Baqarah, 40]

La fidélité envers Allah consiste à : croire en Lui, être sincère dans nos adorations ainsi que toutes nos autres actions, obéir à Ses ordres et s’abstenir de Le mettre en colère en commettant les péchés.

“Ceux qui te prêtent serment d’allégeance ne font que prêter serment à
Allah : la main d’Allah est au-dessus de leurs mains. Quiconque viole
le serment, ne le viole qu’à son propre détriment; et quiconque
remplit son engagement envers Allah, Il lui apportera bientôt une
énorme récompense. ” [Al-Fath, 10]

Nous avons en notre prophète (que le salut et la bénédiction soient
sur lui) le plus bel exemple de fidélité. Il ne se passait jamais une
nuit sans qu’il effectue la prière, Aicha que Dieu l’agrée a dit : «
Le prophète se tenait debout en priant jusqu’à ce que ses pieds
enflaient, je lui dis : “ Pourquoi agis-tu ainsi, ô envoyé de Dieu
alors que Dieu t’a pardonné Tes fautes antérieures et futures ? ”
- »Ne devrais-je donc pas, répondit-il, être un serviteur reconnaissant ? »

Nous devons prouver que nous sommes reconnaissants envers Allah. Mais cela ne se fait pas avec des paroles, Allah nous indique comment Lui témoigner notre obéissance :

Et accomplissez la Salat, et acquittez la Zakat §, et inclinez-vous avec ceux qui s’inclinent. « [Al-Baqarah, 43]

Dis aux croyants de baisser leurs regards et de garder leur chasteté.
C’est plus pur pour eux. Allah est, certes, Parfaitement Connaisseur
de ce qu’ils font » [Al-Nùr, 31]

Il est, parmi les croyants, des hommes qui ont été sincères dans
leur engagement envers Allah. »

« Certain d’entre eux ont atteint leur fin, et d’autres attendent
encore; et ils n’ont varié aucunement (dans leur engagement) ”
[Al-Ahzab, 23]

Ce verset parle des martyrs de la bataille de Uhud, parmi eux le
compagnon Anas Ibn Nadr. Il n’avait pas pu assister à la bataille de
Badr parce qu’il était en voyage, il le regretta si fort qu’il dit : “
Si Allah me fait assister à une autre bataille, Allah verra ce que je
ferai ! ”. Il assista effectivement à la bataille de Uhud, et alors
que les musulmans pris de panique fuyaient vers Médine, lui se
dirigeait dans l’autre sens comme une flèche, Saad Ibn Mouad le
rencontra au milieu du chemin et lui cria étonné : “ Où vas-tu Anas ?
”, Il lui répondit avec ferveur : “ Vers le Paradis, Par Allah ; je
peux le sentir près de la montagne de Uhud ”. Il fut en effet tué à
l’endroit même qu’il a indiqué à Saad ; On compta sur son corps plus
de quatre vingt coups, seule sa sœur put le reconnaître grâce à une
ancienne blessure qu’il avait au doigt !
Inversement, il y a des gens qui ont fait des promesses à Allah mais qui ne les ont pas tenues. Allah que Son nom soit exalté dit : “Et parmi eux il en est qui avaient pris l’engagement envers Allah : “S’il nous donne de Sa grâce, nous payerons, certes, la Zakat, et serons du
nombre des gens de bien. Mais, lorsque Il leur donna de Sa grâce, ils
s’en montrèrent avares et tournèrent le dos en faisant volte-face. Il
a donc suscité l’hypocrisie dans leurs coeurs, et cela jusqu’au jour
où ils Le rencontreront, pour avoir violé ce qu’ils avaient promis à
Allah et pour avoir menti.
N’est-ce pas ce que nous faisons ? ! Il y a celui qui dit : je suis terriblement occupé en ce moment, dès que j’aurais du temps libre, je lirai le Coran. Et celui qui dit : si je me marie, je ne lèverai plus les yeux sur les autres femmes. Un autre jure : si Allah me donne de
l’argent je le dépenserai sur les pauvres. Et il y a celle qui dit :
si je me marie, je porterai mon voile et j’effectuerai mes prières à
l’heure !Sans oublier celui qui dit:si Allah m’aide à réussir dans mes études,je serai un bon croyant et reconnaissant envers Lui. Malheureusement si Allah exauce leurs vœux, ils oublient leurs promesses…

Et là vous allez repondre que vous etes réellement fidèles envers Allah,Le Créateur des cieux et de la terre…?(A Suivre la Prochaine partie Inch Allah)

Wa Billah Tawfiq

Posté par Ndikumana Sudybé




Amour du Prophète Mohammad part 1

26102010

Posté Par Ndikumana Sudybé
Cfr Conférence de Amr Khaled au Bahrain

Assalam alaykoum Wa Rahmatullah Wa Barakatuh,

Encore une fois nous vous invitons à bien partager avec nous via cet article sur l’Amour profond de notre cher et aimable Prophète(S) afin de bien intégrer sa mission et sa vie en génerale.

Cette nation a vu le jour il y a 1400 ans avec la naissance de notre
bien aimé Muhammad (Que le Salut et la Bénédiction d’Allah lui soient
accordés). Nous voudrions tant que cette nation récupère la vivacité
de cette naissance. Que devons-nous donc faire ?

Je vais vous raconter la vie de notre bien aimé Muhammad (Que le Salut
et la Bénédiction d’Allah lui soient accordés). Je vais parler du
Prophète: sa vie et sa mort. Vous trouverez sa mort très touchante, et
au cours de sa vie, vous allez vous rendre compte du nombre de
difficultés qu’il a dû affronter. Mais je ne vais pas raconter en me
contentant de faire un récit. J’irai plus loin pour atteindre deux
objectifs, à savoir :
1. Que chacun de nous à la fin de ce message, éprouve, un amour
débordant pour le Prophète (S)
2. Que la Sunna du Prophète (S) nous soit extrêmement chère, que l’on s’efforce
de l’imiter en tout.
C’est pourquoi notre discours tournera autour de ces deux axes :
l’aimer et l’imiter. Pendant que je parle de lui, imaginez que vous le
voyez de vos propres yeux, et priez Allah en disant : “Allah.
Accorde-moi l’amour du Prophète.”

Tout d’abord, je voudrais éclaircir un certain nombre de points :

* Si l’on cherche, au cours de l’Histoire, quelqu’un à prendre pour
exemple, chacun de nous pourrait trouver une personnalité dont les
caractéristiques l’attirent et se mettrait par la suite à l’imiter
alors qu’une centaine d’autres personnes pourraient trouver que cette
même personnalité ne convient à aucun d’entre elles en tant que modèle
à suivre.

*Or, il existe, dans tout cet univers, une seule personne dont la vie
touche, à chacune de ses étapes, tout le monde, voire toute
l’humanité. Pourquoi ?

C’est qu’Allah, au cours de 23 ans, la période de l’apostolat (*), a
doté notre Prophète de tout ce dont un être humain pourrait avoir
besoin jusqu’au Jour du Jugement dernier.

Toute situation qui s’offrirait à vous, toute conduite que vous
pourriez adopter dans votre vie trouvera nécessairement son origine
dans la vie du Prophète. Je me tiens pour garant de ce que je dis.

Toute attitude au cours de votre vie : que vous soyez jeunes, vieux,
adultes, enfants, responsables, faibles, forts, pauvres, riches.. Tout
ce que vous cherchez à savoir dans votre vie trouvera nécessairement
sa réponse dans la vie du Prophète (Que le Salut et la Bénédiction
d’Allah lui soient accordés). C’est qu’Allah a rassemblé au cours des
années de la mission du Prophète (Que le Salut et la Bénédiction
d’Allah lui soient accordés) tout ce dont chacun de vous aura besoin
jusqu’à sa mort. Ceci dit, il n’y a pas lieu à qui que ce soit de
prétendre qu’il ne peut pas prendre la vie du Prophète pour exemple et
modèle.

Aucune personne ne peut rassembler dans sa vie tous les détails dont
tout être humain aurait besoin. Même parmi les Prophètes, il n’y a
aucun d’entre eux dont la vie peut servir d’exemple au niveau de
chaque étape de la vie de l’homme dans sa diversité.

a] A titre d’exemple, on peut prendre le Prophète Suleyman pour
exemple du riche reconnaissant, du roi juste, mais pouvez-vous trouver
en lui l’exemple du pauvre démuni? Pourquoi ? Parce que cet élément
n’existe pas dans sa vie.

Trouvez-vous en lui l’exemple du pauvre opprimé? La nation
pourrait-elle suivre l’exemple du Prophète Suleyman en état de
faiblesse et de défaite ? On ne pourrait pas non plus, puisque cet
aspect est inexistant dans sa vie.

b] Prenons l’exemple du Prophète Jésus. On peut bien le prendre pour
exemple en tant que jeune homme ascète, patient, éloigné des péchés.
Mais peut-on suivre son exemple en tant que père ou grand-père ? Bien
sûr que non puisqu’il ne s’est pas marié.
Or, qui est le seul Prophète chez qui nous pourrions trouver tout ce
que nous cherchons dans ce monde? C’est le Prophète Muhammad (Que le
Salut et la Bénédiction d’Allah lui soient accordés).

Vous pouvez bien vous guider par son exemple en tant que pauvre et
riche, fort et faible, gouvernant et gouverné, mari et grand-père,
époux de plus qu’une femme, de femme ayant déjà eu des enfants d’un
premier mariage, et qu’il prend en charge. Vous pouvez suivre son
exemple quand la vie lui sourit, et vous pouvez le faire également
quand tout le monde lui tourne le dos. Quand son épouse meurt, quand
il perd sept de ses enfants. Vous pouvez suivre son exemple aussi bien
en temps de paix qu’en temps de guerre. Chaque élément de sa vie est
susceptible de vous servir de modèle à suivre.

Vous avez dû remarquer que c’est aussi le seul prophète qui n’avait
pas de secrets. En effet, tous les détails de sa vie nous ont été
révélés : Comment il traitait son épouse quand elle était indisposée,
Comment il la traitait quand il faisait le jeûne, Comment il se lavait
avec son épouse, Embrassait-t-il son épouse ou pas, Comment et quand
il l’embrassait, Quel était son statut financier, Comment était-il
lors de son décès? Il n’y avait rien de privé dans sa vie. Pourquoi
donc ne pas le prendre pour exemple ? D’où le premier but de cette
leçon : Il faut que son exemple soit pour nous, un guide.

*Quant au second but, c’est que vous l’aimiez. Mais est-ce que cet
amour doit être profond ? A ce propos, je vais vous donner un exemple :

Un jour, le Prophète (S) marchait en compagnie d’un groupe de ses compagnons,
dont Umar Ibn Al Khattab, connu – comme tout le monde le sait – par sa
rudesse. Le Prophète, visant à assouplir ce caractère, commença donc
par tenir la main d’Umar alors qu’ils marchaient côte à côte. Il la
lui serra avec tellement de tendresse et d’affection que Umar, sans
prélude, déclara à haute voix:
- Au nom d’Allah. Je vous aime ô Messager d’Allah
Là, le Prophète lui demanda :
- M’aimes-tu plus que ta famille, Umar ?
- Oui Messager d’Allah
- Plus que tes enfants, Umar?
- Oui
- Plus que ta fortune, Umar?
- Oui
- Plus que ta propre personne, Umar ?
- Non. Messager d’Allah

Il était donc sincère en répondant oui aux trois premières questions.
Et le Prophète lui dit :
– Non, Umar ta foi ne sera complète, que quand je te serais plus cher
que ta personne, ta famille, ta fortune et tes enfants.

Après Allah (Que son Nom soit Béni et Exalté), la personne qui doit
vous être la plus chère au monde, est nécessairement, le Prophète (Que
le Salut et la Bénédiction d’Allah lui soient accordés).

D’après Ibn ([1]) Omar Ibn Al Khattab, Omar se retira et se mit à
réfléchir tout seul, puis il retourna vers le Prophète et lui annonça
au vu et au su de tous les compagnons :

- Au nom d’Allah ô Messager d’Allah, tu m’es maintenant plus cher que
ma propre personne !

Là le Prophète lui dit :

- C’est maintenant Omar: “ce n’est que maintenant que ta foi est
devenue complète”.
Mais comment ceci est-il arrivé ? Chacun de nous est il en mesure de
contrôler son coeur de façon à ce que le Prophète soit pour lui l’être
le plus cher?

Ibn Omar fut très étonné de l’attitude de son père, qui a été capable
d’orienter si simplement son coeur, à tel point qu’il l’interrogea
là-dessus. Alors Omar lui répondit:
- Je me suis posé la question : de qui ai-je le plus besoin: de
moi-même ou du Messager d’Allah ?

J’ai trouvé que j’étais égaré et que c’est le Messager d’Allah qui m’a
tendu la main pour me mettre sur la bonne voie. Il m’est donc plus
utile que mon âme.

J’ai de même pensé au Jour du Jugement dernier auquel je serais livré:
Si Allah le veut, Il me permettrait d’accéder au Paradis d’Eden,
mais comment pourrais- je le faire [2]) ? Je ne pourrais y accéder que
par le biais de mon amour pour le Messager d’Allah (S)

Et comme j’ai réalisé que j’avais besoin de lui plus que de ma propre
personne, je l’ai donc aimé plus que je ne m’aime moi-même.

Je voudrais maintenant faire l’exégèse de 23 ans, période de
l’apostolat du Prophète (S), de façon à ce que vous réalisiez, en lisant un livre
sur sa biographie, que vous êtes au courant de chaque détail, et qu’en
suite, vous apprendrez par cœur son histoire puisque ceci représente
l’une des raisons de votre amour pour lui. Comment aimer une personne
que vous ne connaissez pas ? Comment vous contenter juste de ce que
vous avez entendu sur lui ? Mais quand vous lisez sa vie, quand cela
vous touche, quand vous racontez sa vie à vos petits, vous l’aimerez
effectivement.

A la fin, je vais terminer par sa mort. Pourquoi ? Parce que ceci
doublera votre amour pour lui. Vous verrez comment, à l’agonie, il se
souciait du sort de ceux qui lui succèderaient, c’est à dire nous. Il
nous aimait tellement qu’il s’adressait, aux derniers moments de sa
vie, non pas à ses compagnons, mais à nous.

Commençons donc…

C’est à l’âge de 40 ans que la Révélation a débuté, mais il avait déjà
consacré les dix ans entre l’âge de 30 et 40 ans à la contemplation
dans la grotte de Hira’a “Ghar Hira’a”, située au bout de sentiers
tellement raboteux, que même un jeune homme aurait de la difficulté à
escalader. Une fois arrivé à la grotte, la perspective qui s’offrirait
à vos yeux est la Kaâba qui apparaît clairement au milieu d’un vaste
univers qui s’ouvre devant vous.

Mais que faisait le Prophète à Ghar Hira’a? Se vouait-il au culte
d’Allah ? Dans le temps, il n’y avait ni prière ni jeûne. Il
pratiquait un culte qui, de nos jours, a malheureusement sombré dans
l’oubli, à savoir : la méditation sur les créations d’Allah. Il
regardait le ciel, contemplait, et méditait à propose des créations
d’Allah.

Il a donc consacré des jours, des mois et des années à une adoration
qui l’a prédisposé à être Prophète.

Une nuit, dans ce lieu raboteux, désertique, et terrifiant, pendant la
nuit et non pas le jour, puisqu’ Allah Que son Nom soit Béni et Exalté
a dit :
{ Nous l’avons certes, fait descendre (le Coran) pendant la nuit d’Al-Qadr. }
Cette nuit là, l’ange se manifesta. Songez donc : un ange vient se
manifester devant vous dans un lieu pareil et à cette heure-la.
Imaginez le degré de peur qui s’emparerait de vous. Mais écoutons-le
décrire ces instants :

} J’étais au Ghar, dans la grotte, quand l’ange vînt irradier
l’horizon, à chaque fois que je levais les yeux au ciel, il ne
quittait pas le champ de ma vue. Il me disait :

- Muhammad ! tu es le Messager d’Allah et je suis Gabriel (Djibril)

Puis il me dit :
- Lis
- Je ne sais pas lire, répondis-je
Il me prit, me serra si étroitement que je me sentis étouffé.”
Là, le Prophète trembla, les battements de son cœur palpitant s’accélérèrent.

Il me lâcha ensuite et répéta :
- Lis
- Je ne sais pas lire, répondis-je

Il me reprit, me serra si fortement que je crus que c’était la mort,
puis il me relâcha et dit :

- Lis
- Je ne sais pas lire, répondis-je

Il me reprit pour une troisième fois, et me serra si fortement que je
crus que c’était la mort, et me répéta :

- Lis

J’avais tellement peur que je lui dis cette fois :

- Qu’est ce que je lis ?

Là il me dit :

{ Lis, au nom de ton Seigneur qui a créé, qui a créé l’Homme d’une adhérence.
Lis! Ton Seigneur est le Très Noble, qui a enseigné par la plume [le calame],
A enseigné à l’Homme ce qu’il ne savait pas.. }

Puis il disparut complètement.

Le Prophète reprit :
- Je m’en retournai, le coeur tremblant.

Mais pourquoi le début fut-il si fort ? Pourquoi fut-il si secouant ?
Si effrayant ?

Allah voulait ainsi lui montrer qu’il s’agissait d’une affaire
sérieuse. Il s’agissait de tirer l’humanité de son sommeil pour la
préparer au Jour du Jugement dernier.
Je voudrais vous transmettre le même sens. Vous êtes la nation
responsable de sauver l’humanité. Il faut donc prendre l’Islam au
sérieux. Déjà toute la vie du Prophète nous sert de message, non ?
Nous devons donc imiter ses débuts. Cette religion est précieuse.
Votre patrie est chère. Aimez votre pays. Œuvrez à le promouvoir.
Notre nation doit être plus sérieuse à tous les niveaux : celui des
études, du travail et même du sport.

C’est pourquoi l’amorce était dure comme si Allah voulait lui dire :
“prends cette affaire au sérieux”.

Ainsi, le Prophète prit, depuis lors, tout au sérieux durant 23 ans:
le matin, il prêchait, la nuit, il veillait, faisant la prière entre
les mains d’Allah. Tel fut son rythme jusqu’à sa mort.

Pareillement, donc, le matin doit être pour nous, consacré au travail,
non seulement pour gagner notre vie , mais pour favoriser le
redressement , la renaissance et la reforme de notre nation . Quant à
la nuit, il suffit de prier avec l’épouse, même si vous ne faites que
deux génuflexions, elles seront suffisantes pour récupérer cet amour
que les foyers ont hélas, perdu, et dissiper la froideur qui
s’installe entre les époux.

Le Prophète prêchait le matin et priait la nuit. Imitez donc votre
Prophète. Soyez un exemple au travail, pendant la journée, afin de
montrer aux gens que le musulman qui remporte un succès est à
l’origine, un être pieux. La nuit, priez avec vos épouses, juste deux
génuflexions avant de vous coucher.

Le Prophète a vécu ainsi. Il dormait si peu que Khadîdja lui demanda :

- Tu ne vas pas dormir, ô Messager d’Allah ?

Et il lui répondit par ces agréables termes que nous transmettons aux
fainéants :
- Je n’ai plus le temps de dormir.

Le monde ici bas est destiné au labeur qui doit nous permettre
d’accéder au niveau le plus élevé au paradis. En consultant le Coran,
nous trouverons qu’il souligne ce même sens dans le verset :

{Ô toi l’enveloppé [dans tes vêtements]! }

De même dans le verset :
{ Ô toi homme couvert d’un manteau, lève-toi }
Et dans celui :
{ Quand tu te libères, donc, lève-toi }
Tout le Coran a véhiculé ce même sens.

C’est justement pourquoi nous voilà entrain d’appeler nos mères, nos
filles et nos jeunes à bouger pour servir cette nation. Travaillez et
réussissez. Nous souhaitons engendrer des champions qui remportent des
succès au niveau du monde entier.

De retour vers les versets qui traitent le même sujet :
Le matin : { Lève-toi et avertis }
Et le soir : { Lève-toi [pour prier], toute la nuit, excepté une petite partie }

Puis après : { Quand tu te libères, donc, lève-toi}, l’ordre n’est
donc pas : quand tu te libères, repose-toi. C’est que dans l’ici bas,
il n’y a pas de repos. Le repos est exclusivement au paradis.

Une fois, on posa à l’imam Ahmad Ibn Hanbal la question suivante :

- Quand est-ce que la personne savoure-t-elle le repos ?
- Quand elle met le premier pas au paradis, affirma-t-il, Avant ce
moment, point de repos.

Je dis aux gens qui cherchent à mener une vie de repos dans ce bas
monde, vous ne comprenez pas la nature de ce monde. L’ici-bas est un
lieu d’examen et de lutte, et le repos n’est qu’au paradis. Là où l’on
pourrait se délecter et se reposer auprès du Prophète (S).
C’est ainsi que le Prophète (S) demeura tout le long de ces dernières 23 années,
dépensant extraordinairement toutes ses forces. Le Coran qui lui fut
inspiré dit :

{ Tu vas peut-être te consumer de chagrin parce qu’ils se détournent de toi et ne croient pas en ce discours! }

« Pour qu’ils croient en Allah ». On dirait qu’Allah le consolait en
lui disant : “ne te tourmente pas ”.

Nous voilà entrain de stimuler des gens à bouger alors qu’Allah
demande au Prophète de ne pas se tracasser. Le Prophète (S), quant à lui,
continuait à exhorter en secret, les gens trois années à la suite, au
bout desquelles le nombre de musulmans devînt alors quarante
personnes.

Or, nous qui comptons un milliard et six cent millions, nous
continuons à dire : “il n’y a plus rien à espérer”.

Quant à eux, ils étaient à peine une quarantaine, dont les 4 premiers
à suivre le Prophète furent : une femme, un enfant, un esclave et un
ami. Et en réfléchissant, nous allons trouver que le premier converti
à l’islam fut une femme, chose qui témoigne du fait que les femmes
sont très importantes et extrêmement efficaces. Le premier à se
prosterner entre les mains d’Allah après le Prophète fut une femme.

*Et qui fut le deuxième ? Ce fut un enfant de 7 à 10 ans environ. Ne
prenez donc pas à la légère le rôle des enfants et des jeunes.

* Le troisième fut un esclave. Ne sous estimez donc personne. Ne
prenez jamais personne pour un subalterne.

* Le quatrième fut un ami. Nouez donc des amitiés et de fortes
relations sociales.

On dirait que c’est essentiellement sur ces catégories là que l’islam se base.

Comment se faisait donc la prière? L’imam ([3]) était le Prophète (S), à côté de lui
Abu Bakr et Ali Ibn Abi Taleb, et uniquement Khadîdja derrière eux.

Ensuite, le verset :
{ Expose donc clairement ce qu’on t’a commandé et détourne-toi des
associateurs }
fut inspiré au Prophète, mettant ainsi fin à la phase de la discrétion.

Alors que tout le monde sur Terre était idolâtre, le Prophète sortit
pour annoncer l’islam, non pas à un nombre restreint, mais, cette fois
la, au monde entier. Ce fut sur la montagne la plus connue de toutes,
celle d’Al Safa, qu’il se dressa et se mit à appeler:
- ô descendants de tel ! ô descendants de tel !

Après que toutes les tribus de la Mecque se soient rassemblées, il leur dit :

- Si je vous dis que, derrière cette montagne, une armée s’est
mobilisée pour lancer une attaque contre vous, allez vous me croire ?
- Nous ne t’avons jamais entendu mentir, répondirent-ils.

Et c’est justement l’élément le plus important au niveau de la
profession de foi, à savoir : les bonnes moeurs.

Ils dirent “nous ne t’avons jamais vu mentir”, nous te croyons même si
tu dis que toute une armée se cache derrière cette petite montagne.

Et ce fut avec le maximum de force et de fierté qu’il répliqua :

- je suis le présager d’une terrible souffrance.

Et depuis lors, les offenses commencèrent contre le Prophète qui,
dorénavant, sera exposé à tous les genres de tourments qui dépassent
votre imagination.

Je vais vous citer quelques exemples de ce qu’il a dû affronter, ceci
toucherait peut être votre cœur et vous l’aimerez. Il a supporté tout
ceci juste pour que nous soyons musulmans :

*Une fois, le Prophète était entrain de prier à la Kaâba quand Ukba
Ibn Abi Maait, l’un des idolâtres qui offensait le plus le Prophète,
saisit l’occasion où le Prophète se prosternait, enleva sa cape, la
tordît, et l’enroula autour du cou du Prophète pour l’étrangler.

- je suis tombé à genoux, je ne pouvais plus respirer, décrivit le
Prophète plus tard.

*Une autre fois, alors qu’il se prosternait dans sa prière à la
Kaaba, vînt Ukba avec les entrailles d’un chameau mort et les jeta sur
le dos du Prophète (S). Le Prophète décrivit ceci en disant :

- je ne pus me lever pour ne pas salir le reste de mon corps.

C’est pourquoi, il est resté prosterné dans l’espoir que l’un des
musulmans, très peu nombreux en ce moment là, vienne lui enlever ces
saletés. Il est resté prosterné très longtemps jusqu’à ce que sa fille
Zaynab arrive pour le trouver prosterné alors que les Koraïchites se
moquaient de lui. Le visage baigné de larmes, elle nettoya le dos du
Prophète (S)
de ces saletés repoussantes, alors qu’il l’apaisait en disant :

- Ne pleure pas ma petite, Allah exaucera ton père et lui accordera la victoire.
* Un jour, alors qu’il traversait une des ruelles de la Mecque, un
autre idolâtre, caché derrière un mur, le guettait, une sacoche pleine
de sable à la main, et dès que le Prophète approcha, il versa sur lui
le sable qui couvrit entièrement son corps.

*Un autre l’attendait avec un tas de poussière qu’il lui jeta au
visage quand il traversait. Il rentra donc chez lui, le visage tout
couvert de poussière. A sa vue, ses filles pleurèrent à chaudes larmes
et se mirent à épousseter le visage de leur père alors qu’il leur
disait :
- Ne pleurez pas fillettes, Allah protègera votre père.

* Le pire lui fut arrivé : les Koraïchites changèrent son nom et le
dénommèrent : “le dénigré”([4]), pour le railler et se moquer de lui.
Ses compagnons, affligés, pleuraient, alors que le Prophète, quant à
lui, les apaisait en leur disant :

- Laissez-les, ils insultent un certain “dénigré”, et je suis “Muhammad”.

Imaginez… C’est pour vous que tout ceci est arrivé au Prophète.

Durant dix années, ils ont continué à l’offenser, et ils ne se sont
pas limités à sa personne, mais l’ont dépassée pour torturer ses
compagnons.

Les uns furent aveuglés. La première à l’être fut une femme: Mahdiya.
Sous l’effet de la torture, elle fut frappée de cécité.

Nombreux furent tués. La première à l’être fut Sumaya.

Pourquoi les débuts étaient ils consacrés exclusivement aux femmes ?
C’est que les femmes constituent la moitié de la société et sont
chargées d’élever la seconde moitié. Allah a voulu transmettre aux
femmes un message très important, à savoir : si tu te mets sur la
bonne voie. Tout le monde te suivra.

La première convertie à l’Islam fut une femme.
La première martyre en Islam fut une femme.
La première à sacrifier sa vue pour l’Islam fut une femme.

Et les compagnons du Prophète continuèrent à endurer toutes sortes de
supplices avec patience et ténacité.

C’est ainsi que Koraïche se rendra compte plus tard que toutes ces
tortures étaient vaines : ils torturèrent de grands nombres de
musulmans, mais ceux-ci continuaient à leur opposer une ferme
résistance.

Pourquoi tout ceci leur fut arrivé ? Pourquoi tout ceci fut arrivé au
Prophète, le bien aimé d’Allah ?

On dirait qu’Allah vous adresse un message pour vous dire : si tout
ceci est arrivé à votre Prophète, êtes-vous tellement incapables de
faire la prière à l’aube ? D’éviter de sombrer dans le péché ? Ou de
porter un regard indécent sur ce qui est sacre interdit ?

Si Sumaya a sacrifié sa vie pour l’Islam, voulez-vous donc au moins
mettre vos voiles? Si la Mahdiya a perdu ses yeux pour l’Islam,
pourquoi refusez vous d’adorer Allah ?

Imaginez les souffrances qu’ils ont enduré pour que nous soyons
musulmans. Or nous, nous ne voulons absolument rien faire.

L’Islam ne nous a pas été apporté sur un plat d’Argent. C’est pour que
nous soyons musulmans que ces gens ont été brutalisés. Que l’on agisse
donc, au moins par reconnaissance.
Où est votre loyauté envers Abu Bakr et Sumaya ?

Les tortures continuèrent encore 10 ans et la tribu de Koraïche
réalisa que plus les tortures s’intensifiaient, plus les musulmans
devenaient forts. Quelle ténacité!

Les Koraïchites décidèrent donc d’utiliser une nouvelle méthode : ils
proposèrent au Prophète d’entamer les négociations, qui furent en fait
une forme de chantage. Ils lui dirent:

- Muhammad, si tu cherches à être riche, nous te rassemblerons une
fortune, et tu seras le plus riche parmi nous, à condition que tu
abandonnes cette affaire. Si tu aspires au pouvoir, nous te nommerons
roi. Si c’est l’autorité que tu ambitionnes, nous te désignerons
président et nous nous réfèrerons à toi avant d’entreprendre quoi que
ce soit. Si tu désires te marier, nous te marierons avec la plus belle
des femmes.

Notons la discipline du Prophète avant de répondre. Il commença tout
d’abord par dire à son interlocuteur :

- Vas-y, Abal Walid, je t’écoute.

Et il ne l’a pas interrompu une seule fois. Et quand celui-ci se tut,
le Prophète lui demanda :
- Tu as terminé Abal Walid?
- Oui, répondit-il

- Veux-tu donc m’écouter ? lui dit le Prophète

Pouvez–vous vous munir de cette discipline raffinée ?

Et le Prophète répliqua en récitant quelques versets du Coran, de la
sourate “Foussilat ». Le visage de l’homme changeait au fur et à mesure
que le Prophète lisait. Il fut ému par cette récitation qui émanait du
fond du cœur du Prophète. Jusqu’à ce que le Prophète arrive au verset

{ S’ils s’en détournent, alors dis-leur:

«Je vous ai avertis d’une foudre semblable à celle qui frappa les Aad
et les Thamūd” }

Là l’homme effrayé, mit sa main sur la bouche du Prophète et lui dit :

- je te supplie d’arrêter.

Il eut peur des paroles du Prophète ; il fut tellement remué par le
Coran que le Prophète lisait sur son visage la peur qui s’emparait delui.
Cette méthode n’était donc pas la bonne. Il fallait à Koraïche une autre.

Ils eurent recours à l’oncle du Prophète, Abu Taleb, pour lui demander
de faire pression sur son neveu et le faire taire. Le vénérable oncle,
quant à lui, les calma par des propos gentils et leur promit d’avertir
son neveu mais tout en laissant ce dernier agir à son gré.

Mais ils revinrent chez lui une deuxième fois puis une troisième. La
situation devenant ainsi critique, l’oncle alla dire au Prophète :

- Je t’ai beaucoup défendu mon neveu, veux-tu donc abandonner cette
affaire car, dorénavant, je ne pourrai plus te soutenir

Fondant en larmes, le Prophète répondit :

- par Allah, Oncle, même s’ils mettaient le soleil sur ma main droite
et la lune sur ma main gauche, je n’abandonnerai jamais cette mission,
jusqu’à ce qu’Allah la fasse triompher ou que je périsse en
l’accomplissant.

Ceci dit, cette méthode s’avérant aussi inefficace, Les Koraïchites en
essayèrent une quatrième : ils isolèrent le Prophète et ses compagnons
dans une région appelée “cheab Bani Taleb”, un lieu désertique,
dénudé, sans eau, ni végétation.

Comment donc ne pas aimer le Prophète ?

Au cheab Bani Taleb, il n’y avait pas de quoi se nourrir, ils ne
mangeaient donc que l’herbe, les feuilles d’arbres. Eux, les
compagnons du Prophète, eux à qui le paradis fut promis.

Le Prophète était avec eux et Koraïche n’a fait exception de personne
sauf une seule, à savoir Khadîdja, c’est que Koraïche voulait lui
épargner cette vie de souffrance. Quant à elle, elle a refusé la
proposition de Koraïche et dit :

- Non, je demeure avec eux.

Mais ne pouvant supporter ces privations, elle succomba.

Ils mangeaient les feuilles des arbres, et nous, nous négligeons de
faire le jeûne du Lundi et du Jeudi pour la plate excuse qu’il fait
chaud !

Toutes les tentatives de Koraïche essuyèrent des échecs sans précédents.

Revenons au Prophète : nous voilà à la dixième année de la Révélation.
La situation à la Mecque devient extrêmement difficile après toute
cette série de tourments.

Quelque chose de plus pénible arriva au Prophète : les deux êtres qui
lui étaient le plus cher au monde moururent l’un après l’autre au
cours du même mois: sa femme Khadîdja et son oncle Abu taleb.

Abu taleb, celui qui prenait le Prophète sous sa protection contre les
offenses dans les ruelles, contre les tentatives d’assassinat. Et
Khadîdja, le coeur chaleureux qui le consolait et le rassurait.

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[1] ] Fils d’Omar Ibn Al Khattab

[2] ] L’endroit le plus élevé au Paradis.

[3] ] Chef de prière.

[4] ] Contraire de “Mohammed” qui signifie en arabe “Digne d’éloges”




Comprendre La vie du Prophète Mohammad(S)

13102010

La Sîrah…

Posté par Ndikumana Sudybé

 

Louange à Dieu qui a comblé Ses serviteurs de Ses innombrables bienfaits, qui a illuminé le cœur des croyants par la lumière de Ses Paroles et Sa Majesté, qui a révélé aux plus pieux les secrets de Ses Attributs, qui a envoyé son dernier Messager, notre prophète bien-aimé, la lumière de nos yeux, la vigueur de nos corps et la guérison de nos cœurs, Muhammad le Sceau de la prophétie qui sortit l’humanité des ténèbres de l’égarement et la guida vers le Droit Chemin, le Chemin d’Allâh. Que la grâce soit sur Muhammad, le prophète élu, le flambeau de la guidance, et sur ses compagnons et les membres de sa famille.

« En effet, vous avez dans le Messager d’Allâh un excellent modèle, pour quiconque espère en Allâh et au Jour dernier et invoque Allâh fréquemment« 

Peut-on être habité au plus profond de notre cœur par l’amour du Messager d’Allâh et la volonté de le suivre sans le connaître vraiment ? La vie du Messager d’Allâh, le meilleur homme qui a foulé la terre, celui qu’Allâh a envoyé comme Miséricorde pour tous les mondes, est un trésor que tout musulman doit porter. Sa vie est un appel à Dieu, une source de lumière, de guidance, de force, de dignité et de bénédiction.

La connaissance de la vie du Messager d’Allâh, ne doit pas se limiter à des dates, le nom de lieux ou d’évènements. Bien plus, nous avons besoin de vivre à travers la lecture de sa biographie des moments uniques auprès du Messager de la Lumière. C’est un séjour à l’Ecole de Muhammad, paix et bénédiction d’Allâh sur lui, pour méditer le Coran, pour en avoir une compréhension profonde à la lumière de la Sunnah purifiée… A travers ce voyage auprès du Messager d’Allâh, nous le prenons pour guide, nous apprenons notre religion, nous apprenons sa patience dans l’appel à Dieu, nous apprenons son éthique et ses nobles manières, sa sagesse et sa clémence. Nous tirons les leçons profondes qui se dégagent de son comportement et ses paroles, pour en faire des phares de notre vie et des étoiles dans le ciel de notre cheminement vers Dieu.

Allâh nous a envoyé un guide, chargé par Sa Volonté de guider l’humanité jusqu’à la fin des temps. Apprenons à mieux connaître notre bien-aimé et à mieux vivre sa Sunnah au quotidien, en éclairant notre vie par la sienne. Il s’agit de l’Imam des Messagers, le Sceau des prophètes, le meilleur guide spirituel, le plus équitable et le plus noble chef, le meilleur père, le plus agréable et juste des époux.

Dans cette rubrique, nous traduirons divers ouvrages, nous permettant de frapper à la porte du Messager, lui demandant avec soif, avec amour, avec sincérité et dévouement, de nous abreuver du nectar de sa vie.

C’est dans cette optique que Le Forum-CPPI a organisé un Atélier de Formation sur la vie du Prophète (S) à l’egard des Jeunes étudiants et Cadres de la ville de Bujumbura en date du 25 et 26 Septembre dernier.

Pour solliciter une copie du Syllabus rédigé par Sheikh Khamis Salim, Veuillez nous contacter à l’adresse suivante: focappi@gmail.com

Qu’Allah accueille et accorde ces bonnes initiatives…Et Merci à tous les Participants dans cet Atélier.

Qu’Allah vous agrée tous.

 




Introduction à l’Islam

13102010

Assalam Alaykoum WW,

Comme c’est déjà marqué, ce Blog vous servira tout ce qui concerne l’Islam en géneral afin de mieux vérifier que cela doit etre au-dessus de tous.

C’est ainsi que ce Forum des Cadres pour la Promotionset Prédication de l’Islam vous invite à bien partager dans nos articles via vos commentaires et suggéstions ou diverses questions englobant sur l’Islam.

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Qu’Allah nous aide tous à bien poursuivre cette initiative afin d’Accomplir notre objectif de la création ici sur terre.

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L’Existence de Dieu

Traduit de l’arabe du livre de Sheikh Yûsuf al-Qaradâwî, Madkhal Li-Ma`rifat Al-Islâm, disponible en ligne sur le site Qaradawi.net.

Il est établi qu’il y a derrière ce monde une force supérieure qui le gouverne, qui le régit et qui veille sur lui. Certains l’appellent la cause première, d’autres la raison première et d’autres encore le moteur premier. Le Coran arabe la désigne, quant à lui, ainsi que les autres Livres célestes, par ce nom qui réunit les attributs de beauté et de majesté : Allâh (Dieu).

La raison humaine est incapable d’appréhender cette force supérieure – autrement dit, ce dieu majestueux – pour en percevoir la Quiddité ou en connaître la Nature. Comment en serait-il autrement, si elle est déjà incapable de connaître sa propre quiddité, de déterminer l’essence de l’esprit, la vérité de la vie ainsi que bon nombre de propriétés physiques de l’univers, comme les forces électriques, magnétiques ou autres, contrainte qu’elle est de se contenter de n’en percevoir que les effets ? Comment la raison pourrait-elle alors prétendre à la connaissance de l’Essence de Dieu, le Haut, le Grand ? « Ainsi est Dieu, votre Seigneur ! Il n’y a point de divinité à part Lui, Créateur de tout. Adorez-Le donc. C’est Lui qui a charge de tout. Les regards ne peuvent L’atteindre, cependant qu’Il saisit tous les regards. Et Il est le Doux, le Parfaitement Connaisseur. » [1]

Ce dieu n’est pas le dieu d’un clan, ni celui d’un peuple en particulier, ni celui d’une région donnée. Il est « le Seigneur des mondes »« le Seigneur des cieux et de la Terre »« le Seigneur du levant et du couchant »« Dis : « Chercherais-je un autre Seigneur qu’Allah, alors qu’Il est le Seigneur de toute chose ? » [2]

Écoutons maintenant le dialogue, rapporté par le Coran, entre Moïse et Pharaon, pour mieux saisir le caractère absolu de Sa Divinité – Exalté et Glorifié soit-Il : « Et qu’est-ce que le Seigneur des mondes ?›, demande Pharaon. ‹Le Seigneur des cieux et de la terre et de ce qui existe entre eux, dit Moïse, si seulement vous pouviez en être convaincus !› Pharaon dit à ceux qui l’entouraient : ‹Avez-vous entendu ?› ‹Votre Seigneur, poursuit Moïse, et le Seigneur de vos plus anciens ancêtres›. ‹Vraiment, dit Pharaon, votre Messager, qui vous a été envoyé, est un fou›. ‹Le Seigneur du Levant et du Couchant, ajoute Moïse, et de ce qui est entre les deux ; si seulement vous compreniez !› » [3]

Le Coran argumente l’Existence de Dieu de diverses manières :

  1. Il attire l’attention sur ce que le monde recèle comme signes exprimant la présence d’un sage créateur originel. Il s’agit d’une loi évidente pour la raison qui souscrit au principe de causalité, principe naturel qui se passe de toute démonstration : « Certes, dans la création des cieux et de la terre, dans l’alternance de la nuit et du jour, dans le navire qui vogue en mer chargé de choses profitables aux gens, dans l’eau que Dieu fait descendre du ciel, par laquelle Il rend la vie à la terre une fois morte et y répand des bêtes de toute espèce, dans la variation des vents, et dans les nuages soumis entre le ciel et la terre, en tout cela il y a des signes, pour des gens qui raisonnent. » [4]

    Cette création nécessite un Créateur et ce système a besoin d’un Régulateur : « Ont-ils été créés à partir du néant ou sont-ce eux les créateurs ? Ou ont-ils créé les cieux et la terre ? » [5]

  2. Puis il interpelle la prime nature de l’humanité saine, par laquelle l’être humain perçoit directement qu’il a un Seigneur et un Dieu Puissant, Majestueux, Qui le protège et Qui veille sur lui : « Dirige tout ton être exclusivement vers la religion, telle est la nature que Dieu a originellement donnée aux hommes – pas de changement à la création de Dieu. Voilà la religion de droiture ; mais la plupart des gens ne savent pas. » [6]

    Pour peu que cette prime nature disparaisse à l’heure de l’aisance et du badinage, elle refait rapidement surface en cas d’épreuve et de difficulté. Le vernis trompeur s’érode rapidement et laisse apparaître le matériau pur de l’âme humaine, qui revient alors à son Seigneur en L’invoquant et en L’implorant : « C’est Lui Qui vous fait aller sur terre et sur mer, quand vous êtes en bateau. Lorsque ces bateaux les emportèrent, grâce à un bon vent, ils s’en réjouirent jusqu’au moment où, assaillis par un vent impétueux, assaillis de tous côtés par les vagues, se jugeant enveloppés par la mort, ils prièrent Dieu, avec une exclusive dévotion : « Certes, si Tu nous sauves de ceci, nous serons parmi les reconnaissants ! »" [7]

    Cette prime nature ressort lorsque l’être humain est surpris par la question de l’origine de l’univers et de l’identité de son Gérant. De par sa prime nature, il ne peut que proclamer : « C’est Dieu ! » : « Si tu leur demandes : « Qui a créé les cieux et la terre, et assujetti le Soleil et la Lune ? », ils diront très certainement : « Dieu ». » [8] ; « Dis : « Qui vous attribue de la nourriture du ciel et de la terre ? Qui détient l’ouïe et la vue, et qui fait sortir le vivant du mort et fait sortir le mort du vivant, et qui administre tout ? » Ils diront : « Dieu ». Dis alors : « Ne Le craignez-vous donc pas ? » Tel est Dieu, votre vrai Seigneur. Au delà de la vérité qu’y a-t-il donc sinon l’égarement ? Comment alors pouvez-vous vous détourner ? » » [9]

  3. Le Coran prend l’Histoire de l’humanité à témoin pour dire que la foi en Dieu et en Ses Messagers fut constamment le moyen de salut de ses adeptes, et que la négation de Dieu et le démenti de Ses Messagers sonnèrent invariablement la disparition et la perdition de ses tenants. A propos de Noé, le Coran dit : « Et ils le traitèrent de menteur. Or, Nous le sauvâmes, lui et ceux qui étaient avec lui dans l’arche, et noyâmes ceux qui traitaient de mensonges Nos miracles. C’étaient des gens aveugles, vraiment. » [10] A propos de Hûd, il dit : « Or, Nous l’avons sauvé, lui et ceux qui étaient avec lui, par miséricorde de Notre part, et Nous avons exterminé ceux qui traitaient de mensonges Nos enseignements et qui n’étaient pas croyants. » [11] Au sujet de Sâlih et de son peuple de Thamûd, il dit : « Voilà donc leurs maisons désertes à cause de leurs méfaits. C’est bien là un avertissement pour des gens qui savent. Et Nous sauvâmes ceux qui avaient cru et qui étaient pieux. » [12] Et au sujet de l’ensemble des Messagers de Dieu, le Très-Haut S’adresse à Son Messager Muhammad – paix et bénédictions sur lui – disant : « Nous avons effectivement envoyé avant toi des Messagers vers leurs peuples respectifs et ils leur apportèrent les preuves. Nous Nous vengeâmes de ceux qui commirent les crimes ; et c’était Notre devoir de secourir les croyants. » [13]

Notes

[1] Sourate 6, Al-An`âm, les Bestiaux, versets 102 et 103. NdT

[2] Sourate 6, Al-An`âm, les Bestiaux, verset 164. NdT

[3] Sourate 26, Ash-Shu`arâ’, les Poètes, versets 23 à 28. NdT

[4] Sourate 2, Al-Baqarah, la Vache, verset 164. NdT

[5] Sourate 52, At-Tûr




Comment gagner la bataille de la vie?

13102010

Comment gagner la bataille de la vie ?

Par Ndikumana Sudybé

Le point le plus important sur lequel repose le succès est une volonté pugnace, suivie d’une exécution rapide et d’une saisie des occasions qui se présentent. Ne dit-on pas que la vie est une lutte, soit dit autrement que la vie est un combat ?

Or le meilleur combattant est celui qui passe à l’attaque et qui ne se contente pas de défendre, qui passe à l’action et qui ne se contente pas d’assurer ses arrières, qui va de l’avant pour saisir l’occasion dès lors qu’elle se présente et qui ne s’attarde pas un seul instant jusqu’à la manquer. Il vise alors sa cible et cherche à l’atteindre du mieux qu’il peut, et tant pis s’il échoue ; car il n’échoue que pour mieux réussir ensuite.

Un homme qui hésite trop longtemps, qui fait montre d’une méfiance excessive et qui ne se décide à entreprendre une action que s’il est sûr à cent pourcents de son succès, n’est apte qu’à être un romancier rêveur ou un philosophe planant dans le monde de l’imagination : il ne saurait être un entrepreneur à succès.

Un général poltron, méfiant ou réticent à l’idée de sacrifier un seul de ses hommes, ne saurait gagner une guerre.

Seul gagne une bataille celui qui réfléchit à la mesure de ses moyens, qui ne s’attarde pas à réfléchir plus que nécessaire, puis qui frappe au moment opportun, tout en croyant au succès de l’opération même s’il n’en a pas la certitude. S’il échoue, il aura tout de même accompli son devoir.

La morale moderne accorde sa préférence pour le verbe conjugué à l’impératif affirmatif par rapport au verbe conjugué à l’impératif négatif. Ainsi, « sois honnête » est préférable à « ne mens pas », « sois juste » est préférable à « ne sois pas injuste ». L’ordre d’agir selon la vertu est préférable à l’interdiction d’agir selon le vice, car dans le premier cas, il y a action, existence et vie, tandis que dans le second, il y a abstention, néant et mort.

Tout dans cette vie est en lutte. Le corps lutte ainsi contre les microbes qui l’agressent de l’extérieur et de l’intérieur. Or la santé ne repose pas uniquement sur la prévention. Mieux que la prévention, est la vitalité qui se traduit par le sport, le travail, le mouvement, l’activité physique, etc.

Ceux qui se reposent sur la prévention, l’immobilité, le repos et le cheminement strict sur la voie de la guérison sont les malades cloués au lit ou dans les hôpitaux. Les gens en bonne santé se reposent quant à eux en petite partie sur la prévention, et en grande partie sur la vitalité et l’activité.

L’esprit est en lutte pour sa part contre les idées stériles et les conceptions pernicieuses. Et le meilleur moyen pour lui de les vaincre est également sa vitalité, son activité intellectuelle et sa réflexion productive, et non point son renoncement et sa soumission.

Ainsi donc, tout dans la vie est lutte. Et une lutte authentique repose sur une volonté authentique, des expériences continues et une activité permanente.

Le monde est plein de vitalité ; il est dans un mouvement continu et une activité permanente, régi par des forces perpétuellement en interaction : l’électricité et les forces nucléaires, la chaleur et la froideur, les vents et les tempêtes, etc.

Celui qui réussira dans ce monde mobile et actif sera donc celui qui s’intègrera harmonieusement à lui par son activité, sa force et sa vitalité. Et c’est pourquoi l’immobilité totale équivaut à la mort.

Aux côtés de ces forces physiques régissant la vie, il existe des forces morales qui sont elles aussi dans un mouvement permanent et une lutte continue : l’ordre et le chaos, l’ignorance et le savoir, la force et la faiblesse de l’opinion publique, la justice et l’injustice, les divergences entre les désirs des hommes, qui se concrétisent dans leur concurrence vis-à-vis de la réalisation de leur bien-être personnel.

Pour réussir dans la vie, il est nécessaire de déterminer la position de l’homme face à ces forces physiques et morales. Confronté aux forces physiques, il doit apprendre à les utiliser pour ses intérêts propres, en allant dans leur sens et sans chercher à s’y opposer. Ainsi, l’électricité peut le foudroyer s’il ne sait pas l’utiliser. En revanche, s’il apprend à l’utiliser à bon escient, il pourra l’employer pour s’éclairer, pour se chauffer ou pour faire circuler des trains. Il en est de même de toutes les forces naturelles.

Confronté aux forces morales, il lui faut également déterminer sa position face aux différents courants qui s’expriment au sein des systèmes sociaux. Il devra s’immerger en elles pour devenir lui-même une force morale, s’essayant autant que faire se peut à réformer les autres forces environnantes, et utilisant autant que faire se peut ces mêmes forces, pour son propre bien-être et pour celui de ses semblables.

Plus l’homme est fort physiquement, intellectuellement et moralement, plus il est en mesure de tirer profit des forces matérielles et immatérielles. L’homme a ainsi pu domestiquer le cheval, le monter et le mettre à son service, parce que son âme et son cerveau sont plus développés. De même, au milieu de conjonctures sociales contradictoires, il peut employer ces conjonctures et en tirer bénéfice pour son intérêt personnel ainsi que pour l’intérêt général. En revanche, s’il paresse, s’il fainéante ou s’il lâche prise, il ne pourra guère réussir : les conjonctures le dirigeront à leur gré plutôt que le contraire.

L’homme ne réussit donc qu’en développant ses facultés propres et sa connaissance des forces naturelles et sociales qui l’entourent, puis en s’intégrant à elles et en apprenant comment les utiliser.

Quiconque le souhaite peut passer en revue tous ceux qui ont obtenu un réel succès dans la vie, et il se rendra compte que leur succès est à la mesure de l’application qu’ils ont faite de la règle que nous venons d’énoncer, même s’ils n’ont pas su l’exprimer.

Par ailleurs, il en est des nations et des gouvernements comme des individus : toute nation possède autour d’elle des forces naturelles, et des forces morales qui l’entourent.

La nation ratée est ainsi une nation dont le territoire regorge de minerais dont elle ne sait que faire, de forces hydrauliques dont elle ne sait tirer profit, de terres arables qu’elle ne sait cultiver pour en produire les richesses les plus abondantes, et ainsi de suite. C’est une nation qui se trouve dans des conjonctures sociales données qu’elle ne sait comment manœuvrer, perplexe quant à la manière de les gérer. Une telle nation n’a pas de réelle volonté à mettre à exécution une stratégie, ni un sincère souhait de réforme. Les forces naturelles la dirigent comme une plume emportée par le vent, tandis que les forces sociales l’orientent Dieu sait où. Elle n’est pas cet homme qui tient solidement les rênes de sa monture, mais plutôt une monture qu’on a harnachée puis qu’on guide.

La nation en réussite est telle cet homme en réussite qui étudie les forces naturelles et qui sait qu’elles ne changent ni n’évoluent, comme cet habile marin qui sait quand il doit hisser les voiles et quand il doit les affaler, qui sait comment il doit manœuvrer son bateau et dans quelle direction, qui sait qu’il n’a aucune emprise sur la trajectoire du vent mais qu’il en a une sur l’utilisation qu’il en fait dans l’intérêt de son navire.

Il en est de même pour la nation en réussite qui est confrontée aux forces sociales. Constatant le chaos prévalent, elle décide d’y mettre de l’ordre ; constatant que l’opinion publique est faible, elle la nourrit et la renforce ; constatant les préjudices causés par la lenteur des procédures administratives, elle les rénove ; constatant que l’injustice prospère, elle l’éradique en instaurant la justice ; elle ne se contente pas de prévenir et de soigner les maux : elle insuffle vitalité et activité dans ses différentes composantes. Ainsi, la loi qui régit le succès et l’échec de l’individu et de la nation est unique.

Pensez, agissez, innovez, luttez, osez, saisissez les occasions et vous réussirez ! A défaut, c’est la mort ou la quasi-mort qui vous attend !

Et Seul Allah est le  Grand Savant!!

 







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